Version 7.2

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je crois que le christ a répété 954 fois ses paraboles paradoxales
avant que les druides ne les répétassent au bord du feu sanglant
puis que les prêtres ne les écri v sur la paroi neigeuse

je crois que les livres sont dans la cave avec les poupées gonflables
et la confiture aux groseilles, une autre vie nous attend a i t

le sang n’est plus vermillon et la poésie ne représente plus rien
pas même des charmes ou une illusion, pas même une passe
aux portes du temple, pas même l’envie hors des paupières

que tresserai-je demande-t-elle, un brin de, un brin de
te souviens-tu des livres brûlés et de tout ce qui était en feu

ouvre la gorge avale
le nœud puisse serrer les ans et les chants perdus

nos poumons sont libres
le grillage est gagné par la corrosion
la respiration vrombit

l’infini était dans la parole du sachem au masque blanc
nous resplendissons dans les supermarchés
au-dessus des autodafés joyeux

qu’est l’image de dieu sinon
le sang répandu des hommes
– leur peau pendue au grillage séchant

H.A.H.O.U.M.

et cela brille
cela éblouit si les yeux sont ouverts
et cependant aveugles
plus lucides d’avoir un œil
en trop

H.A.H.O.U.M.

et que nous reste-t-il alors
sinon aimer ce que nous sommes
modestement ne pas fuir

ainsi l’arbre aime la feuille
qui tremble
l’oiseau l’air sur lequel il étend
son v o l incertain
en un rêve mutique

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