Version 5

neuf cent cinquante
quatre phrases une
dernière fois le sol.

tu la sens la boucle
courte des flux circule
hors des paupières

à s’éloigner dit-on
ouvre
la gorge enroule
le nœud puisse serrer

centrifuge encore
le souffle lève les
poumons lève les
serrés au grillage
de respirer dans

aucun nom n’importe
quel champ troué
l’infini tressé
d’une corde

tressé l’infini
au soleil crache
agrippé à l’air sans
le savoir l’œil
collé au sommeil

et toi reine
électrique quel
est ton chiffre
le rêve par où
s’ombrer

jamais comme
si jamais ouvert
l’espace d’un temps
déraisonnable

nous n’étions rien nos rires posés sur des vertèbres doucement nos mains doucement frôlaient les hémisphères les brumes branlantes dans l’odeurs ocre du soir où nous marchions plus vieux et pourtant et de vies
si nombreuses dos ployé sous le poids de l’histoire vêtus de sang tourbeux caillots d’argile nous sauvages oui astres plus que transparents
n’avions qu’à bégayer
bégayer sans cesse engloutis dans l’idiome
hommes oui et pourtant si bien dressés les uns contre les autres pourtant
ignorant quand cela commença

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2 réponses à “Version 5

  1. Pingback: Version 5.1 « vers la boucle

  2. Pingback: Version 5.2 « vers la boucle

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